Aime la Vie…

Je suis une éternelle optimiste, j’ai toujours aimé la Vie et ce qu’elle peut nous offrir au quotidien. Il faut savoir décrypter les petits signes que le destin nous envoie, y mettre un peu du sien, faire preuve de motivation et d’abnégation, ajouter une bonne dose d’humour et d’amour parfois, mais la Vie vaut la peine d’être vécue pour ceux qui s’en donnent la peine et savent la recevoir comme un cadeau…

Mais parce qu’être optimiste me fait aussi de temps en temps oublier l’essentiel, la Vie m’a rappelée hier qu’elle pouvait se montrer fugace, que tout notre idéal, ce que l’on a parfois mis des années à construire, peut s’écrouler comme un château de cartes en une fraction de seconde…

Hier mon meilleur ami, cet homme qui représente le frère que je n’ai jamais eu et tellement plus à mes yeux, mon meilleur ami a manqué perdre la vie, sa Vie, dans un accident de la route…

4h00 du matin, Chouchou et lui rentrent d’une nuit de travail à l’autre bout de la région. Ils sont sans doute épuisés et pressés de se blottir sous les couvertures, pour autant mon meilleur ami préfère reprendre la route pour rejoindre son domicile – à environ 30 minutes de la maison…
5h00. Je m’endors après une tétée nocturne à Little L., lorsque Chouchou reçoit un appel de notre ami. Il me réveille quelques instants plus tard, encore dans un état second : A. vient d’avoir un accident, je dois aller le chercher (mon homme ne possède pas son permis de conduire)…

Je n’en sais pas plus, simplement que l’accident a eu lieu à l’entrée de l’autoroute – qui elle-même se trouve à moins de 5 minutes de chez nous.
Je pars seule, Chouchou reste à la maison pour les filles.

J’arrive rapidement sur place, j’aperçois des feux de détresse au loin mais je roule déjà sur divers débris. Je commence à prendre peur : le choc a dû être violent. Je m’imagine alors le pire, même si c’est mon ami que Chéri a eu au bout du fil tout à l’heure…

Je l’aperçois sur le bas-côté et je me gare à proximité. A. tient sur ses deux jambes, c’est déjà ça !! Je le serre dans mes bras, il boite légèrement mais aucun hématome apparent. Lui m’affirme aller bien malgré la violence du choc…
La voiture a fini sa course dans le fossé… enfin devrais-je plutôt parler d’épave au lieu de voiture, le choc a effectivement dû être terrible vu ce qu’il en reste 😦 L’arrière est méconnaissable, la banquette arrière désormais inexistante et le toit littéralement plié en deux…

Mon coeur s’emballe : j’ai immédiatement en tête l’image des deux sièges-auto de Miss J. et Little L. sur cette fichue banquette… Mon Dieu ! si j’avais été volant, elles n’auraient eu aucune chance d’en sortir vivantes… Mes enfants, la chair de ma chair…
Je tremble soudain, mon ami met cela sur le compte du froid qui sévit cette nuit-là…

A. n’est pas en tord, il s’est fait percuter par l’arrière à grande vitesse. Lui venait de s’insérer sur l’autoroute, heureusement car l’accident aurait pu être plus grave.
Le conducteur responsable est un jeune de 22 ans à peine, lui aussi va bien mais sa voiture finira comme la nôtre à la casse… Il y a des débris partout et sur des centaines de mètres, nous retrouvons même un chariot (qui se trouvait dans le coffre de mon meilleur ami) projeté 50 mètres plus loin environ !!!

Les services d’autoroute puis la dépanneuse arrivent quelques minutes plus tard. Ils seront suivis de CRS qui viendront constater les faits et prendre les identités de chacun des conducteurs.
Le jeune chauffard, paniqué, rentrait de soirée avec quelques grammes d’alcool de trop dans le sang… Grand prince, A. a accepté de laisser son père se désigner comme étant l’unique responsable… Il espère que cet accident lui servira de leçon et qu’à l’avenir il réfléchira à deux fois avant de prendre le volant… Espérons-le…

Finalement mon ami finira la nuit à la maison, après un bon bain chaud aux huiles essentielles et une tisane pour essayer de détendre ses muscles endoloris.
Le lendemain, je l’accompagne à l’hôpital pour un contrôle… Il en repartira avec un certificat médical faisant état d’une entorse des cervicales et de contusions diverses…

La suite est à présent entre les mains de l’assurance, croisons les doigts pour que le dédommagement à venir soit à la hauteur de nos espérances.

J’ai décidé de rédiger ce billet pour vous faire prendre conscience que la Vie est fragile, que tout peut s’arrêter d’un claquement de doigts. A nous de profiter de chaque instant, d’aimer ceux qui nous sont chers en le leur disant et en le leur prouvant au quotidien…

Aime la Vie !!! 

 

 

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Ma Blonde… 7 ans déjà !

bb4rmai2006-192© élevage Good Chance

Aujourd’hui, samedi 23 mars 2013, est une date particulière… Ma Blonde fête ses 7 printemps 🙂

Celle que je nomme ma « Blonde », c’est une boule de poils de 34kg qui partage ma vie depuis 2006. Elle ne fait pas que cela cependant et représente bien plus qu’un chien à mes yeux. Elle est mon premier bébé, mon amie la plus fidèle, ma protectrice, ma confidente…

Un Amour de chien avec un grand -A, un condensé de tendresse et d’affection à l’état pur ♥ ♥

Arrivée dans ma vie à un moment où j’avais besoin de me sentir aimée (je parlerai peut-être de cette période noire dans un prochain billet…), Baccara m’a permis de retrouver une grande partie de cette confiance en moi que j’avais perdue au fil des années… Je me savais responsable d’elle, de son éducation.

J’ai pris soin de chercher au préalable l’élevage qui me correspondait le mieux (il était hors-de-question pour moi de choisir mon chiot chez un particulier et encore moins dans une animalerie !!!), qui partagerait mon amour de l’animal dans son ensemble et auprès de qui je pourrais obtenir aide et conseils en toute circonstance 🙂
Après plusieurs mois de prises de contact, de visites plus décevantes les unes que les autres, je trouvais finalement mon bonheur… à près de 500 bornes de mon domicile ! Peu m’importait alors, j’étais prête à avaler les kilomètres.

L’éleveuse et moi-même étions capables de rester plus d’une heure (voire deux parfois !) au téléphone, elle répondait sincèrement à toutes mes questions et de son côté elle m’interrogeait de façon pointilleuse – preuve à mes yeux qu’elle se souciait du bien-être de ses portées, s’assurant que les futures familles où elle plaçait les chiots seraient à même de convenir 🙂

Vint alors le jour tant attendu : j’allais récupérer ma boule de poils !!! Le trajet en train me semble durer une éternité, je compte les heures qui me séparent de Baccara…
Le mari de C. m’accueille à la gare avec toute la chaleur dont savent faire preuve les habitants du Sud-Ouest 😉 Le tutoiement était depuis longtemps de rigueur entre nous et j’avais déjà l’impression de le connaître depuis toujours !!! Même sentiment lorsque je rencontre enfin C.

Sur leur terrasse ombragée, une barrière de sécurité enfant et derrière celle-ci tout un attroupement de petits Labradors sable… L’élevage comptait alors deux portées et la plupart des chiots n’avaient pas rejoint leurs familles d’accueil. 
C. ouvre la barrière et alors que tous les chiots s’éparpillent en un aboiement joyeux, un seul d’entre eux s’approche doucement de moi… Je l’observe me renifler, puis me lécher la jambe… Je la reconnais immédiatement : c’est ELLE, ma Blonde ! ♥

C. a compris que j’avais deviné, elle s’efface pour nous laisser nous découvrir. C’est un moment que je n’oublierai jamais, cette première rencontre qui a sans doute décidé de notre complicité à présent indéfectible.

Depuis ce jour, je me souviens de magnifiques instants partagés avec Baccara…

Je me souviens de ce jour où elle n’a pas hésité à me défendre alors qu’une bande de sales types s’apprêtaient à m’agresser pour un téléphone…

Je me souviens de ce jour où elle s’est imposée lorsque les relations avec mon ex-conjoint allaient au plus mal…

Je me souviens de ma fierté le jour où elle fut confirmée et remporta la seconde place lors d’une Régionale d’élevage (concours de beauté) à seulement 17 mois…

Depuis deux ans et demi, j’assiste au quotidien à sa patience, ses attentions et son instinct de protection envers mes enfants. Elle adore Miss J. et Little L., qui le lui rendent tellement bien ! 🙂

Ma Blonde, tu as été mon premier rayon de soleil et tu resteras à jamais dans mon coeur. J’espère partager encore plein de beaux moments en ta compagnie, je suis sûre que les années à venir nous permettront encore de créer une multitude de souvenirs.

Je n’ose imaginer le jour où tu nous quitteras, le vide que cela entraînera dans le coeur de chacun d’entre nous… Jamais aucun autre chien ne pourra te remplacer, de ça j’en suis sûre…
Tu as su te faire aimer de tous, même de mon meilleur ami qui pourtant avait une appréhension vis-à-vis de tes congénères avant de te connaître 😉

Sept ans que tu fais mon bonheur, le bonheur de toute la famille à présent. Une famille dont tu fais partie intégrante…

Je t’aime ma Blonde, mon amie, ma confidente, ma protectrice… ♥ ♥ ♥

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La sortie du samedi en famille… ou l’enfer à la suédoise

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Il faut bien l’avouer, nous nous sommes toutes demandé comment occuper notre petite famille par un samedi pluvieux et froid.
Imaginez, visualisez… Votre homme (nous l’appellerons Chouchou) est avachi sur le canapé du salon, vraisemblablement pas motivé à vous aider pour tenter de calmer l’aînée (nous l’appellerons Miss J. ou Chipinette), 2 ans et demi, qui court dans chacune des pièces de l’appartement comme si elle les découvrait pour la première fois, en jetant ses jouets dans les moindres recoins. Pendant ce temps, votre petite puce de bientôt 12 mois (nous l’appellerons Little L. ou Coquinette) s’occupe comme elle peut à tester ses vocalises sur le chien qui ne bronche pas… ou à peine une oreille.

C’est lorsqu’une peluche de Miss J. manque de renverser une des lampes du salon qu’une idée fabuleuse vous apparaît soudain. Si vous évoluiez dans un dessin animé, une petite ampoule aurait jailli au-dessus de votre tête 😉

Vous lancez alors à Chouchou d’un ton qui se veut désinvolte : « Si on allait chez Ikea ? »
– Mmmmhhhhh…
Euh… Te dois-tu de répondre à cette réplique tellement profonde ?
– Chéri ???
– Mmmmhhhhh… Quoi ?
OK merci, ça fait plaisir…
– Je te proposais d’aller faire un tour chez Ikea. Pas longtemps hein, une heure à peine ! Tu te souviens qu’on avait parlé récemment d’acheter une nouvelle lampe-boule pour la chambre de Chipinette ?
– Mouais, si tu veux… Une heure alors, pas plus…
– On s’arrêtera acheter un hot-dog à un euro en repartant si tu veux (dernière tentative de persuasion purement dédicacée « zhom » !)

Une heure chez la firme suédoise, c’était sans compter l’heure nécessaire pour préparer tout votre petit monde (c’est toujours au moment de sortir que l’un de nos loulous décide de remplir sa couche d’une odeur pestilentielle… allez avoue, toi aussi tu es passée par là !!!) puis les 20 minutes de route pour rejoindre la Zone Industrielle dans laquelle a décidé de s’implanter Ikea.
Arrivés sur le parking, vous voilà soulagés de voir toutes les lumières d’annonce de places disponibles allumées au vert. Mouhahaha !!!! Comptez 20 minutes supplémentaires pour vous garer, mazette qu’est-ce que ce doit être lorsque les panneaux affichent pour la plupart un rouge sang « Parking Complet » ?!

Une fois dehors, les filles sont surexcitées. Comme pour vous rassurer mutuellement, Chouchou et vous vous promettez à nouveau de filer directement au libre-service et d’éviter le show-room du premier étage pour respecter votre timing d’une heure maximum.
On ne vient ici que pour une lampe-boule de toute façon, vous savez ce pourquoi vous êtes sur ce parking.

Ça y est, vous voici enfin dans l’antre du géant suédois ! Après avoir bravé le froid polaire extérieur, une chaleur bienfaisante vous enveloppe. Comme à chaque fois, vos belles promesses s’envolent et c’est le coeur léger que vous empruntez l’ascenseur (poussette oblige avec Coquinette), direction le fameux premier étage. L’univers du show-room avec ses couloirs fléchés et rutilants, faisant l’apologie des lattes de parquet made in Sweden (demandez conseil auprès de nos vendeurs pour plus d’informations)…
Le monde par excellence des intérieurs aseptisés et merveilleusement bien aménagés, où chaque objet et mobilier trouvent leur place – vous imaginez et visualisez toujours j’espère ?!

A peine les portes de l’ascenseur franchies que les joues de Coquinette virent au rouge. Vite vite vite, vous ouvrez en grand sa chancelière en tricot et vous chargez de lui enlever son blouson d’hiver à l’intérieur polaire. Du coin de l’oeil vous observez Miss J. qui semble déjà dans son élément en grimpant sur le premier canapé qui se présente à elle. Son téléphone portable rivé à l’oreille, Chouchou est quant à lui dans un autre monde. Pourquoi ces Messieurs ont-ils l’air de perdre soudain leur acuité visuelle à chaque coup de fil ???

Dans un soupir d’exaspération, vous commencez à zieuter du côté des tables basses – ça tombe bien, vous projetez d’en acheter une…
Chipinette court partout dans les rayons désormais (entre 2 cavalcades vous êtes parvenue à lui retirer son épaisse doudoune), vous décidez de laisser son père gérer en lui rappelant néanmoins de ne pas la perdre des yeux, pas envie de perdre votre enfant dans toute cette foule. Pour information, Chouchou est toujours en train de papoter au téléphone.

Vous arrivez au rayon des canapés, en remarquez un tout de cuir vêtu qui vous plaît bien (même très bien !), Chéri est encore et toujours en ligne…
Ah non ! enfin il vient de raccrocher mais a laissé Miss J. lui échapper. Heureusement que votre Princesse n’est pas si rassurée que cela par le monde qui l’entoure, vous l’entendez bien vite qui vous appelle. Votre sang ne fait qu’un tour, votre coeur finit de battre la chamade lorsque vous la prenez fermement par la main, vous accroupissez à sa hauteur pour lui expliquer pour quelle raison elle ne doit en aucun cas s’éloigner de Maman et Papa, pendant que sa petite soeur prend un malin plaisir à vous tirer les cheveux… Un petit savon à Chouchou au passage (petit car vous n’aimez pas vous afficher en public et encore moins vous disputer avec lui devant vos enfants), il s’excuse la tête basse. Vous lui parlez en vitesse du canapé remarqué précédemment et qu’il a raté, ah ! mais que cela ne tienne pourquoi ne pas retourner le voir ? Mais bien entendu Chéri, vous voici donc à contre-courant du reste des visiteurs (sacrilège suprême chez Ikéa, tu as déjà essayé ???), vous vous appuyant sur la poussette de Coquinette en prime – vous sentez quelques regards désapprobateurs se poser sur vous…

Chouchou s’éclate avec sa grande fille dans ledit canapé, au bout de 10 minutes d’essai (pas moins !) décision commune est prise : ce sera VOTRE futur canapé. Bon à presque 900 euros vous serez encore patients quelques mois par contre 😉

Le reste de la visite du premier étage se fait plutôt rapidement pour un jour de grande affluence, vous prenez votre temps au rayon literie (là aussi vous choisissez votre futur lit en king size SVP) puis le perdez au royaume des enfants. Miss J. a été sage, vous lui permettez de s’amuser avec des copains de son âge dans les tunnels colorés, mettre le bazar dans les panières de peluches…
Un coup d’oeil à la montre, l’heure initialement prévue a déjà filé à toute vitesse ! Vous n’en dites mot à zhom, pas forcément envie de speeder au libre-service.

Là-bas, c’est la caverne d’Ali Baba et la ruine pour votre compte en banque. Le célèbre grand sac jaune à l’épaule, vous vous arrêtez chacun votre tour dans les différents rayons « Tiens il fallait acheter ça ! » – « Ah oui ! mais tiens regarde là-bas, il ne faudra pas oublier la planche à découper !! » – « Oh ! des pailles, on les prend ? Le paquet à la maison est presque vide… »
Le cabas se remplit à vue d’oeil de choses et d’autres, plus ou moins futiles, plus ou moins inutiles. Et dire que les luminaires sont encore loin…

Miss J. commence à fatiguer et à ronchonner, Little L. aussi. On installe l’aînée dans la poussette (mais bon sang, pourquoi n’avez-vous pas penser à la double ???), vous portez la petite dans vos bras. Elle prend son pouce, pose sa tête tout contre votre épaule…
Vous pressez Chouchou, il faut speeder là !

Hop ! encore quelques babioles, vous avez baissé les yeux devant les plantes vertes et vous voilà à chercher l’Allée 34, Place 16… Ah oui ! je ne vous ai pas dit, mais tant que vous êtes là vous avez finalement décidé d’acheter le paravent pour votre chambre dont vous parliez depuis des semaines.
Vous avez vu de loin les files de personnes faisant la queue en caisses qui ont finit de vous convaincre : vous n’allez pas risquer de poireauter une demi-heure au mieux pour seulement 2-3 trucs ?!

Rhooo mais zut ! l’achat du paravent n’était pas prévu au départ, Chouchou n’a pas pris de chariot… Heureusement un ange suédois était parmi vous ce samedi, un caddie vide et en état de marche (yeaaaaahhhhhh !!!!) se profile au fond de votre Allée. Chéri se jette dessus 😉 après avoir pris soin de récupérer LE carton qui vous intéresse – tu le fais aussi non ? Genre il reste encore une dizaine de produits sous la référence qu’il te faut mais tu crains toujours qu’ils disparaissent dans la seconde…
On galère un peu pour installer le carton dans le caddie (un caddie je précise, l’ange suédois n’a pas été suffisamment généreux pour vous apporter un chariot plat !!) pendant qu’un couple finit de se disputer à côté de vous. Pour Chouchou et vous la grande question est : qui va surveiller Chipinette, qui a retrouvé le plancher des vaches ?? Ni une ni deux la voilà calée comme il est possible de la caler dans le caddie, en prenant soin qu’elle n’écrase complètement le carton.

Les caisses se profilent, comme d’habitude vous choisissez celle qui avance le moins vite. Du moins est-ce l’impression que nous avons toutes et tous les shopping-days de grande affluence n’est-ce pas ?
Zhom ne veut pas laisser Miss J. plus longtemps dans le caddie, ok repose-la si tu n’as que ça à faire de lui courir après… Vous restez donc seule avec Little L. qui s’est endormie comme une bienheureuse dans sa poussette, la poussette devant vous et le caddie que vous tirez d’une main. C’est bientôt votre tour, vous téléphonez à zhom qui se trouve toujours vous ne savez où avec votre fille, pour qu’il vous rejoigne. Lui arrive la bouche en coeur : « Je vais acheter les hot-dogs avec Miss J. Tu pourras te débrouiller seule ? » Mais ouiiiiiiii bien entendu, j’ai l’habitude de tout faire seule de toute façon… Arf ! vous l’auriez bien tué sur place si vous l’aviez pu !!!

Les voilà qui s’éloignent, heureusement Little L. dort toujours à poings fermés. 5-6 articles scannés, vient le tour DU fameux paravent. Là forcément Chéri n’a pas fait attention, le code barre est en-dessous – bah voui ! ça aurait été beaucoup moins drôle sinon…
Vous voilà en train de vous contorsionner avec l’hôtesse de caisse pour que le prix s’affiche.

Le montant total de vos achats s’affiche alors : 111 euros et des poussières. Vous vous souvenez soudain de vos résolutions de base : moins d’une heure en magasin (euh… là ça fait déjà près de 3h), on achète une lampe et c’est tout (mouais, pour ça aussi on repassera hein !), un hot-dog en partant (là ok, on s’y est tenu 😉 ).
Vous payez sans broncher (enfin vous essayez mais si la caissière a un oeil averti elle a dû réaliser que votre visage est passé au gris caverneux en l’espace d’une seconde à peine) et partez vous installer sur un banc pour attendre votre homme et votre fille aînée (qui eux font toujours la queue pour ce fichu hot-dog promis à Miss J.).

Et flûte !! vous venez de réaliser avoir oublié de présenter votre carte-cadeau de 19 euros, quelle cruche !!! Carte cadeau qui expire dans 4 jours, inutile donc de préciser 19 euros de perdus… Chéri va vous trucider ! C’était sans compter la seconde petite ampoule lumineuse de la journée qui jaillit au-dessus de votre tête : avec un peu de culot vous vous présentez au comptoir des cartes-cadeaux (eh oui ! chez Ikea ils ont du personnel dédié à cela uniquement !!), expliquez votre situation au jeune homme qui vous reçoit (quelle chance !), un sourire charmeur et il accepte d’échanger cette carte-cadeau contre une autre du même montant mais sans date limite de validité.
Piètre consolation mais c’est toujours ça de pris. Elle servira de petite remise pour votre futur lit, ou votre futur canapé à 899 euros… 😉

Dehors, la nuit est tombée – obligés que vous étiez à attendre 30 minutes supplémentaires dans le hall d’entrée/sortie (elles se confondent en Suède) que Miss J. veuille bien avaler au moins sa saucisse de poulet.

Vous arrivez finalement confiants à la voiture, on charge et zou ! retour à la maison. Personne ne le dit clairement mais un regard échangé avec votre moitié suffit à comprendre que vous pensez à la même chose : un samedi chez Ikea, plus jamais vous ne vous ferez avoir !!!
C’était sans compter LE carton du paravent (toujours lui tu remarqueras…) qui, bien de forcément, ne rentre pas dans la berline 5 portes !!! Aaaaaaarrrrrrrggggggghhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

On essaie, on réessaie (« comme ça, c’est bon tu crois ? » – « ah ! là c’est bon je pense, non zut le coffre ne ferme pas !! »), on pense même appeler le meilleur ami pour qu’il vienne aider (avec une 205 qui a déjà du mal à rouler à vide, dans laquelle les ceintures arrières sont trop courtes pour même que l’on puisse installer les siège-autos des filles, mais dans la précipitation et le stress du moment vous souhaitez parer au plus pressé) et puis finalement miracle, votre petit ange suédois (sisi souviens-toi, celui au caddie !) ne vous a pas abandonnés…

La voiture est pleine, croisez les doigts pour ne pas tomber sur un contrôle de police justement aujourd’hui – là je fais court, passons sur l’anecdote du couple qui a souhaité prendre votre place de parking en vous demandant « Vous partez ? » alors que le coffre était encore ouvert et que le carton dépassait toujours légèrement… Hum-hum, no coment !

A votre retour la maison vous paraît si calme, si tranquille, si paisible… Vous vous imaginez déjà confortablement installée dans votre lit (les filles sont crevées, Chouchou et vous aussi), aussi décidez-vous d’installer sans attendre votre nouvelle lampe-boule et là… oh ! et puis m**** il faudra songer à retourner au pays suédois qui vend séparément les ampoules correspondant à ces p****** de lampe-boules !!! 😦

Merci Ikea pour cette agréable journée de détente passée en famille dans ton domaine, ton antre, ton paradis où tout est tellement bien rangé, propre et où la vie semble si facile. Merci !

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Un vent nouveau…

… souffle sur le Blog de Pierre de Lune 🙂

Le mois de Mars est là, le printemps va s’installer en douceur très bientôt (enfin je l’espère !!). Et une envie de renaissance me concernant, besoin de changement par ici.

Pierre de Lune s’offre donc un nouveau design, un brin printanier. Entendez-vous les deux colombes chanter dans leur cage d’amour ? 😉

 

** Que pensez-vous de ce changement ? Préfériez-vous l’ancien thème ??
Parce que cet espace est aussi le vôtre, votre avis me tient beaucoup à coeur. A vos claviers !!! **

 

Baby girl using laptop

Petits bonheurs…

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Parce que la Vie ne se résume pas à du « tout blanc » ou du « tout noir ». Il faut sans arrêt composer avec ce qu’elle nous offre, ce que l’on veut bien en garder.

Parce que reconnaître que nous ne sommes pas maître de notre destinée, c’est profiter de petits bonheurs simples. Les petits bonheurs, ce sont toutes ces petites choses qui semblent insignifiantes de prime abord et qui pourtant embellissent notre quotidien. Sans que l’on s’en aperçoive parfois…

L’Amour de ma famille suffit à mon bonheur. Un baiser passionné et un « je t’aime » glissé au creux de l’oreille par Chouchou ; un câlin et un bisou baveux de mes princesses ; entendre leurs rires entremêlés ; les voir me sourire de façon si pure, si sincère ; les observer jouer ensemble, tendres moments de complicité partagée ; regarder Miss J. ouvrir un livre pour raconter sans se lasser le passage du « cocoiiiile » dans Peter Pan à sa petite soeur qui reste attentive à ses paroles, semble les boire comme si rien de plus important ne comptait alors pour elle ; sentir leur peau tout contre la mienne ; respirer leur odeur de Bébé. Tous ces petits riens qui embellissent mes journées, emplissent mon cœur de joie et de fierté.

Devenue Maman, j’ai appris à (re)découvrir les plaisirs simples de la Vie. Ceux que l’on finit par ne plus voir, desquels nous finissons par nous détacher en nous laisser aspirer par un quotidien bien souvent tellement routinier…

Carpe Diem, tel est mon leitmotiv désormais. Je sais que la prunelle de nos yeux grandit vite, bien trop vite. De Bébés ils deviennent Enfants, puis Adolescents, avant de s’envoler de leurs propres ailes.

En tant que Parents, nous les accompagnons pour cela. Nous désirons plus que tout les savoir heureux, épanouis, capables d’affronter les épreuves et les obstacles que la Vie leur imposera, d’assumer leurs choix sans honte et avec détermination…

Avec Chouchou, c’est en tout cas notre vision commune de l’éducation. Mais ceci est un autre sujet, bien vaste également, qui fera certainement l’objet d’un prochain article 😉

 

** Et vous, quels sont vos petits bonheurs du quotidien ? Si vous les partagiez ici, avec nous ?? **