Sécuriser sa maison

Bébé vient de naître, quel bonheur pour les jeunes parents que nous sommes ! Mais c’est aussi une nouvelle vie qui commence, une nouvelle organisation à mettre en place… En général cela vient naturellement au fil des mois, et là à chaque famille la sienne 😉

Très souvent, si l’on parle « sécurité » dès le retour à la maison on pense : « oh ! mais ça va, notre bébé est encore bien petit. Nous avons le temps d’y réfléchir !! »
Oui sauf que… Bébé grandit vite, tellement vite que la plupart du temps nous avons à peine le temps de dire ouf ! qu’il crapahute déjà à 4 pattes, puis le voilà qui fait ses premiers pas de grand… 🙂

Sécuriser sa maison est donc une étape à franchir dès la naissance de son enfant.
Afin de ne rien oublier, voici ci-dessous une rapide check-list des choses utiles et indispensables, ainsi que des bonnes habitudes à adopter…

  • Avant toute chose, on veille à mettre en hauteur et à enfermer dans un placard sécurisé tout ce qui peut représenter un danger immédiat pour Bébé (produits toxiques et ménagers, petits objets faciles à ingérer et avec lesquels il risquerait de s’étouffer etc.)
  • Parce que Bébé est de nature curieuse, les cache-prises sont un élément indispensable dans une maison sécurisée. Certes certains enfants n’y toucheront jamais, mais mieux vaut prévenir que guérir…
  • Si vous souhaitez interdire l’accès de votre cuisine à vos chères têtes blondes, l’utilisation d’une barrière de sécurité à l’entrée de la pièce peut s’avérer utile. Si vous habitez une maison à étage ou un appartement duplex, elle devient alors indispensable (en haut et en bas !)
  • Prévoyez des bloque-porte (en amortisseur à poser au niveau de l’encadrement ou encore sous forme de cale à glisser sous la porte) pour chacune des portes de votre logement. Si en grandissant Bébé est vraiment trèèèèèès curieux, n’hésitez pas à condamner certaines pièces – pour ma part, je juge que la salle de bains par exemple n’est pas un terrain de jeux pour mes enfants ; la porte est ainsi fermée à clé de l’extérieur !
  • Des mini-loquets deviennent indispensables pour les tiroirs ou les ouvertures de placard auxquels vous souhaitez que Bébé n’ait pas accès, pas besoin d’attendre qu’il se mette debout !!
  • On protège ses meubles en angle droit (table basse, table à manger, plan de travail de la cuisine éventuellement) avec des coins de table. Il en existe de différentes sortes, bien vérifier l’épaisseur de sa table avant de foncer tête baissée au moment de l’achat…
  • On fait attention, après avoir bricolé dans la maison, à bien ranger son matériel et vérifier qu’aucun petit élément (vis, clou…) ne traîne à portée de main de Bébé.
  • Lorsque Bébé commence à faire ses dents, il peut lui arriver de « grignoter » le rebord de son lit ou de son parc pour soulager la douleur. Sachez qu’il existe des rouleaux en mousse qui évite au lit de s’abîmer et à Bébé de risquer d’avaler des petites épines de bois…
  • Pour les plus grands, il peut être utile d’acquérir un protège cuisinière. A mes yeux ce n’est pas indispensable, ici je n’en ai pas et mes filles n’ont jamais touché aux plaques chaudes – pour autant je ne laisse jamais ma cuisinière sans surveillance lorsque j’ai un plat sur le feu, cela fait partie de mes habitudes sécuritaires 😉

Comme vous pouvez le constater, les éléments de sécurité dans une maison sont nombreux et il faut savoir en adapter certains à notre style de vie… Ce qui sera utile pour une famille ne le sera pas forcément pour d’autres.
Par contre, chacun des objets cités comme indispensables devraient l’être pour chacun d’entre nous en tant que parents responsables.

** Et vous, comment avez-vous sécurisé votre habitation ? Quelles sont vos priorité en termes de sécurité pour votre bébé ?? **

Comment bien choisir son siège-auto ?

A la maison comme en promenade, priorité est donnée à la sécurité de bébé ou du jeune enfant.
Les parents savent qu’il en est de même en voiture et pourtant beaucoup trop sont ceux qui négligent encore (sans le savoir pour la plupart) le choix du siège-auto qui reste cependant un élément crucial. Certes le port de la ceinture est désormais entré dans les mœurs (quoique… certains accidents mortels d’enfants, notamment sur des courts trajets, nous prouvent malheureusement le contraire) mais il faut également savoir adapter le système d’attache à chaque enfant en fonction de son âge, de son poids et de sa morphologie générale.
Les études démontrent qu’en cas de collision, le risque pour un enfant d’être éjecté est multiplié par 6 ou 7 à cause d’un défaut de ceinture ou d’un système d’attache mal adapté.
Tous les parents devraient donc se poser une question essentielle avant de faire monter leur bébé ou leur jeune enfant en voiture : comment bien choisir son siège-auto ?

Comment bien choisir son siège-auto ?

Il doit avant tout être homologué afin de correspondre aux normes en vigueur. Pour cela, la lettre E indique l’homologation du produit. Vient ensuite un code (chiffre ou lettre) qui précise le pays européen où celle-ci a été effectuée, étant bien-sûr entendu qu’elle est reconnue par la France et les pays de l’Union Européenne en règle générale.
L’idéal serait une réglementation comportant les codes ECE. A noter que les sièges-auto conçus avant 1985 sont désormais interdits.
La législation en termes d’homologation évoluant à vitesse grand V, il est fortement recommandé d’acheter son siège-auto neuf ou tout au moins une occasion récente (moins d’un an) afin qu’il respecte toujours les normes.
Il est toutefois déconseillé d’acheter un siège-auto d’occasion si l’on en ignore sa provenance ou son passif car un choc, même invisible à l’œil nu, peut présenter des risques majeurs pour la sécurité de l’enfant en cas d’accident même minime.
Sachez également adapter votre siège-auto en fonction de vos habitudes de vie. Ainsi, optez pour un système de fixation à la fois rapide et sûr si vous devez faire régulièrement passer le siège-auto de bébé d’une voiture à une autre.

Les différents types de siège auto
Les dispositifs actuellement proposés sur le marché sont étudiés rapport à l’âge et au poids du bébé ou de l’enfant. Ils se distinguent sous des dénominations dites de « groupes ».

Les groupes 0 (jusqu’à 10 kg ou 9 mois) et 0+ (jusqu’à 13 kg ou 15 à 16 mois)
Deux systèmes adaptés à la morphologie fragile des tout-petits sont proposés. En raison de leur musculature poursuivant son développement, il est fortement déconseillé d’effectuer de longs trajets.
– Le siège coque, appelé aussi « cosy » : qu’il soit installé sur le siège passager (l’airbag sera de ce fait désactivé) ou bien sur la banquette arrière du véhicule, le nourrisson doit impérativement se retrouver dos à la route.
Ce système offre la meilleure protection en cas de collision frontale, la nuque et les cervicales du bébé étant bien protégées.
– le siège nacelle : il est fixé transversalement sur la banquette arrière grâce à un système de ceinture 3 points ou, le plus souvent, un kit auto (sangles spéciales) vendu avec la nacelle ou bien en supplément.
La nacelle permet au bébé de rester allongé jusqu’à l’âge de 9 mois environ et convient mieux que le cosy à des trajets longs.

Les groupes 0+ et 1 (de 9 à 18 kg ou 9 mois à 4 ans environ)
A partir de 9 mois en moyenne et dès que l’enfant sait s’asseoir correctement de manière générale, il faut songer à changer son siège-auto. On passe alors aux types de groupe 1.
– le siège baquet : certains d’entre eux (groupe 0+/1) conviennent également aux bébés de la naissance à 18 kg grâce à un système de réducteur cale-tête qui se retire lorsque bébé grandit. Pour ce groupe de siège, on gardera l’assise dos à la route.
La protection du jeune enfant est assurée sur le siège baquet grâce aux sangles du harnais et aux protections latérales renforcées sur certains modèles.
A partir de 9 mois, le siège-auto peut être installé face à la route sur la banquette arrière.

Les groupes 1, 2 (de 15 à 25 kg ou 3 à 7 ans environ) et 3 (de 22 à 36 kg ou 7 à 10 ans environ)
Les sièges-auto dits « enveloppants » deviennent trop justes en taille pour votre enfant qui est maintenant capable de se redresser complètement.
On utilisera alors des sièges rehausseurs qui se divisent en deux catégories.
– le rehausseur avec harnais intégré : on trouve plus généralement ce modèle sur les sièges des groupes 1 et 2.
Il permet un meilleur maintien de l’assise de l’enfant et est plus adapté à leur taille.
– le rehausseur sans harnais : davantage adapté pour les enfants à partir de 15 kg.
L’enfant est directement attaché par la ceinture de sécurité du véhicule. En fonction de sa morphologie (notamment sa taille) il faut bien vérifier que la ceinture ne lui frôle pas le cou car cela peut se révéler dangereux en cas de freinage brusque.
Possibilité d’un dossier amovible à partir de 22 kg.
Comme nous le constatons, l’essentiel est donc de savoir adapter le siège-auto à l’âge et à la morphologie de son enfant.
Il est important de pouvoir tester le siège dans son propre véhicule avant tout achat, notamment en matière de ceinture de sécurité qui pourrait se révéler trop courte…
L’assise doit être ferme et épaisse pour un meilleur confort, avec si possible un tissu déhoussable pour un entretien optimal.